printemps d’avance
Note de fin février. Déjà les arbres pointillent de fleurs et bourgeons.
Potentiel puissant et fragile au même temps
C’est le moment d’aller glaner quelques branches de prunus ou pétales de magnolias sous les cimes. De collecter pour de prochaines pages d’arbiers et autres compositions de glanes.
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HIVER
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
Autoportrait humeur lichen
COLLECTION & CURIOSITÉ
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
L’art, ça commence souvent par un minuscule « je ne sais quoi ». Une inspiration, une idée, une envie pressante de chercher, explorer un truc qu’on ne saisit pas, pas encore…
J’ai mis en ligne ma petite galerie des glanes, ma collection. Celle par où commence (pour moi) l’exploration, le questionnement, et le cheminement vers des formes de réponses
La collection, c’est aussi un moyen d’étudier. Aller à la rencontre de son sujet de curiosité. Pour moi, c’est le vivant et ce qui nous lie.
De différentes manières : par l’errance en nature, par la composition, à l’atelier ou in-situ ; par le dessin d’observation et l’écriture.
Ces pratiques sont des temps d’immersion et d’émerveillement. J’y entre en méditation. Trouvant parfois des réponses, souvent des questions, et toujours l’ancrage, la paix l’alignement, et du sens, petit ou grand.
Ensuite peut-etre, que ça prendra une forme « artistique ». Peu importe finalement. L’art c’est un processus, un chemin. Qui parfois donne lieu à ce qu’on appelle une oeuvre
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MANDALA D’AUTOMNE
Le cercle, ou le mandala pour exprimer une vision. Rythmes mathématiques, recherches esthétiques ou quête de secrets mystiques. L’aspect géométrique dans la composition des mandalas entremêle les motifs comme la raison.
Ici je fais quelques recherches sur la table. Je compose, je joue avec mes trésors de glanes.
J’essaie des combinaison, je me rapproche timidement d’associations de formes et de couleurs. Sans encore savoir pourquoi. Je me prépare, à cette pratique que je projette in situ. Il y a quelque chose de sacré dans la nature, qui m’intimide dans l’envie de déposer une trace. Elle est parfaite, elle n’a pas besoin que j’intervienne.
Enfin c’est ce que je me raconte, ce qui bloque mes envies. Alors j’ai interrogé ce récit pour comprendre mes intentions.
Je pense aujourd’hui, que c’est ce qui manquait au geste. Pourquoi ! Pourquoi intervenir en nature ? Et la raison est forte et limpide aujourd’hui. Il s’agit « d’honorer le temple ». Et si le jeu est ludique et coloré, il est aussi sacré
Le fil
Chaque saison, naturellement nous apporte son lot de ressources. Pour nous nourrir d’abord, et pour mettre en oeuvre nos projets, même les plus fous !
Tout ce que nous avons pu inventer jusqu’ici, aussi artificielles que certaines choses puissent être comme ce téléphone avec lequel j’écris ces lignes ; tout, vient de ressources puisées sur Terre.
Et j’ai le sentiment que les « choses » m’ échappent !
Si dans l’utilisation des objets du quotidien, je peux me contenter de vagues explications quant à leur fonctionnement ou processus de fabrication, dans ce que je fais à l’atelier, j’ai besoin d’en saisir les mécanisme. Comprendre les principes et liens de causes à effets. Explorer avec soin pour tenter, sinon de maîtriser, tout au moins connaître les processus de transformation.
Peu à peu, saisons après saisons en glanant mes ressources au cœur du vivant, j’apprends, à les connaître, à les transformer. Alors chaque élément me rappelle que tout ce dont j’ai vraiment besoin pour m’exprimer, est là….et qu’avec à peu près rien je peux faire, et peut-être même, refaire des bouts du monde…
Projet raccords mineurs
fragments graphiques
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
Ibiscus
Fleurs d’ibiscus fanées à terre. J’en collecte tout l’été dans l’idée de tenter une composition en forme de mandala
Fleurs d’ibiscus fanées à terre. J’en collecte tout l’été dans l’idée de tenter une composition en forme de mandala
éphémères
Il arrive souvent au cours d’une glane, que je rencontre la dépouille d’un être éphémère. Des insectes, volatiles, ou coléoptères dont l’enveloppe désincarnée ne souffrira pas de décomposition. Comme les coquillages, ces écrins éphémères du vivant sont autant de trésors, que j’aime ramasser pour les conserver et parfois en capturer un portrait
à cœur d’artichaut
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
Quand revient l’automne, aller cueillir les fleurs fanées de l’artichaut
Lorsqu’on ôte la minuscule graine du vaisseau, il reste des ailettes, plantées autour d’un anneau…
A ceux qui ont le cœur à méditer sur sa fleur, de les enfiler comme des perles pour en faire des chapelets et communier avec notre Mère Nature…
L’air de rien
S’émerveiller toujours, du potentiel d’une graine, minuscule, l’air de rien
Étoiles de terre
Quand l’été vient à sa fin, que les fleurs perdent leurs pétales et disséminent leurs graines, on peut alors rencontrer dans les champs et lisières de forêts, leurs squelettes de papiers. Le corps de fleurs raidies par les derniers soleils. Elles se repèrent au loin grâce à leurs tons fanés de bois ou de pierre au milieu des herbes encore vertes, la forme élancée et gracile de leurs tiges, dentelles figées couronnées d’étoiles de terre
Pour cueillir ces étoiles de terre, il faut chausser son regard d’enfant. Prendre le temps de s’émerveiller. S’arrêter. Contempler. Regarder vraiment, d’un peu plus près…
Quand l’été vient à sa fin, que les fleurs perdent leurs pétales et disséminent leurs graines, on peut alors rencontrer dans les champs et lisières de forêts, leurs squelettes de papiers. Le corps de fleurs raidies par les derniers soleils. Elles se repèrent au loin grâce à leurs tons fanés de bois ou de pierre au milieu des herbes encore vertes, la forme élancée et gracile de leurs tiges, dentelles figées couronnées d’étoiles de terre
Pour cueillir ces étoiles de terre, il faut chausser son regard d’enfant. Prendre le temps de s’émerveiller. S’arrêter. Contempler. Regarder vraiment, d’un peu plus près…
glanes et paysage
Si je glane c’est pour rapporter des trésors à l’atelier, je n’interviens pas sur le Paysage. La forêt est pleine, la forêt est accomplie. Pourquoi tenter d’y changer quelque chose me dis-je ? Pourquoi vouloir à tout prix y déposer une trace ? A t’on besoin de marquer nous aussi notre passage, comme l’animal son territoire ? Seraient-on nous aussi, un peu sauvages ?
Si je glane c’est pour rapporter des trésors à l’atelier, je n’interviens pas sur le Paysage. La forêt est pleine, la forêt est accomplie. Pourquoi tenter d’y changer quelque chose me dis-je ? Pourquoi vouloir à tout prix y déposer une trace ? A t’on besoin de marquer nous aussi notre passage, comme l’animal son territoire ?
Seraient-on nous aussi, un peu sauvages ?
Et si le land art était un dialogue, une danse avec le vivant et le territoire ?
Une manière de s’en rapprocher, de l’interroger dans la contemplation, puis d’y apporter sa propre lecture dans le passage à la création.
Mon approche est davantage celle d’une cueilleuse, ou glaneuse de paysage. Y passer du temps, m’en imprégner, et en rapporter quelque chose pour l’assembler, ou le transformer plus tard à l’atelier
Souvent, je contemple. Et cela me suffit ! Je n’ose rien toucher tant tout me semble parfait, bien au delà de ce que mon grain de sel pourrait y apporter. J’aime néanmoins le land art, les démarches contemporaines douces, et plusieurs de ces artistes