HIVER
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
Autoportrait humeur lichen
COLLECTION & CURIOSITÉ
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
L’art, ça commence souvent par un minuscule « je ne sais quoi ». Une inspiration, une idée, une envie pressante de chercher, explorer un truc qu’on ne saisit pas, pas encore…
J’ai mis en ligne ma petite galerie des glanes, ma collection. Celle par où commence (pour moi) l’exploration, le questionnement, et le cheminement vers des formes de réponses
La collection, c’est aussi un moyen d’étudier. Aller à la rencontre de son sujet de curiosité. Pour moi, c’est le vivant et ce qui nous lie.
De différentes manières : par l’errance en nature, par la composition, à l’atelier ou in-situ ; par le dessin d’observation et l’écriture.
Ces pratiques sont des temps d’immersion et d’émerveillement. J’y entre en méditation. Trouvant parfois des réponses, souvent des questions, et toujours l’ancrage, la paix l’alignement, et du sens, petit ou grand.
Ensuite peut-etre, que ça prendra une forme « artistique ». Peu importe finalement. L’art c’est un processus, un chemin. Qui parfois donne lieu à ce qu’on appelle une oeuvre
Le fil
Chaque saison, naturellement nous apporte son lot de ressources. Pour nous nourrir d’abord, et pour mettre en oeuvre nos projets, même les plus fous !
Tout ce que nous avons pu inventer jusqu’ici, aussi artificielles que certaines choses puissent être comme ce téléphone avec lequel j’écris ces lignes ; tout, vient de ressources puisées sur Terre.
Et j’ai le sentiment que les « choses » m’ échappent !
Si dans l’utilisation des objets du quotidien, je peux me contenter de vagues explications quant à leur fonctionnement ou processus de fabrication, dans ce que je fais à l’atelier, j’ai besoin d’en saisir les mécanisme. Comprendre les principes et liens de causes à effets. Explorer avec soin pour tenter, sinon de maîtriser, tout au moins connaître les processus de transformation.
Peu à peu, saisons après saisons en glanant mes ressources au cœur du vivant, j’apprends, à les connaître, à les transformer. Alors chaque élément me rappelle que tout ce dont j’ai vraiment besoin pour m’exprimer, est là….et qu’avec à peu près rien je peux faire, et peut-être même, refaire des bouts du monde…
Projet raccords mineurs
fragments graphiques
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
Ibiscus
Fleurs d’ibiscus fanées à terre. J’en collecte tout l’été dans l’idée de tenter une composition en forme de mandala
Fleurs d’ibiscus fanées à terre. J’en collecte tout l’été dans l’idée de tenter une composition en forme de mandala
MONNAIE LUNAIRE
Explorations Lunaires - Monnaie du Pape
enchevêtrement façon fleur de vie - essayer en circulaire
éphémères
Il arrive souvent au cours d’une glane, que je rencontre la dépouille d’un être éphémère. Des insectes, volatiles, ou coléoptères dont l’enveloppe désincarnée ne souffrira pas de décomposition. Comme les coquillages, ces écrins éphémères du vivant sont autant de trésors, que j’aime ramasser pour les conserver et parfois en capturer un portrait
à cœur d’artichaut
Collection de glanes pour compositions de motifs graphiques / rythmiques végétales / formes et couleurs nature
Quand revient l’automne, aller cueillir les fleurs fanées de l’artichaut
Lorsqu’on ôte la minuscule graine du vaisseau, il reste des ailettes, plantées autour d’un anneau…
A ceux qui ont le cœur à méditer sur sa fleur, de les enfiler comme des perles pour en faire des chapelets et communier avec notre Mère Nature…
Glanes de printemps
rassembler les photos par thématiques pour en faire des artzines.
rassembler les photos par thématiques pour en faire des artzines.
cailloux
Quand je ramasse un caillou, c’est qu’il me parle comme un monde. Ils sont une sorte de métaphore, par leur forme, la variation de couleurs et textures polies par les roulis des eaux, des sables ou des vents…un concentré de planète. Ils recèlent dans leurs strates tous les secrets des âges, et parfois même, des fossiles millénaires ou des cavernes de cristaux.
Quand je ramasse un caillou, c’est qu’il me parle comme un monde. Ils sont une sorte de métaphore, par leur forme, la variation de couleurs et textures polies par les roulis des eaux, des sables ou des vents…un concentré de planète. Ils recèlent dans leurs strates tous les secrets des âges, et parfois même, des fossiles millénaires ou des cavernes de cristaux.
De roches comme de papiers, le caillou comme un livre, des pages, échos aux strates terrestres. L’un comme l’autre, contiennent le secret des archives.
En 2021, j’ai commencé à photographier régulièrement mes trésors de glanes pour illustrer le compte Instagram de l’atelier .cabane. De là, une pratique d’écriture s’est installée, pour raconter, ces petites choses de nature dont je m’émerveille.
Les glanes sont alors entrées dans mon processus artistique sous forme d’un journal de nature illustré, un carnet de glanes
En 2021, j’ai commencé à photographier régulièrement mes trésors de glanes pour illustrer le compte Instagram de l’atelier .cabane. De là, une pratique d’écriture s’est installée. pour raconter, ces petites choses de nature dont je m’émerveille.
Les glanes sont alors entrées dans mon processus artistique sous forme d’un journal de nature illustré, un carnet de glanes
L’air de rien
S’émerveiller toujours, du potentiel d’une graine, minuscule, l’air de rien
Étoiles de terre
Quand l’été vient à sa fin, que les fleurs perdent leurs pétales et disséminent leurs graines, on peut alors rencontrer dans les champs et lisières de forêts, leurs squelettes de papiers. Le corps de fleurs raidies par les derniers soleils. Elles se repèrent au loin grâce à leurs tons fanés de bois ou de pierre au milieu des herbes encore vertes, la forme élancée et gracile de leurs tiges, dentelles figées couronnées d’étoiles de terre
Pour cueillir ces étoiles de terre, il faut chausser son regard d’enfant. Prendre le temps de s’émerveiller. S’arrêter. Contempler. Regarder vraiment, d’un peu plus près…
Quand l’été vient à sa fin, que les fleurs perdent leurs pétales et disséminent leurs graines, on peut alors rencontrer dans les champs et lisières de forêts, leurs squelettes de papiers. Le corps de fleurs raidies par les derniers soleils. Elles se repèrent au loin grâce à leurs tons fanés de bois ou de pierre au milieu des herbes encore vertes, la forme élancée et gracile de leurs tiges, dentelles figées couronnées d’étoiles de terre
Pour cueillir ces étoiles de terre, il faut chausser son regard d’enfant. Prendre le temps de s’émerveiller. S’arrêter. Contempler. Regarder vraiment, d’un peu plus près…
glanes et paysage
Si je glane c’est pour rapporter des trésors à l’atelier, je n’interviens pas sur le Paysage. La forêt est pleine, la forêt est accomplie. Pourquoi tenter d’y changer quelque chose me dis-je ? Pourquoi vouloir à tout prix y déposer une trace ? A t’on besoin de marquer nous aussi notre passage, comme l’animal son territoire ? Seraient-on nous aussi, un peu sauvages ?
Si je glane c’est pour rapporter des trésors à l’atelier, je n’interviens pas sur le Paysage. La forêt est pleine, la forêt est accomplie. Pourquoi tenter d’y changer quelque chose me dis-je ? Pourquoi vouloir à tout prix y déposer une trace ? A t’on besoin de marquer nous aussi notre passage, comme l’animal son territoire ?
Seraient-on nous aussi, un peu sauvages ?
Et si le land art était un dialogue, une danse avec le vivant et le territoire ?
Une manière de s’en rapprocher, de l’interroger dans la contemplation, puis d’y apporter sa propre lecture dans le passage à la création.
Mon approche est davantage celle d’une cueilleuse, ou glaneuse de paysage. Y passer du temps, m’en imprégner, et en rapporter quelque chose pour l’assembler, ou le transformer plus tard à l’atelier
Souvent, je contemple. Et cela me suffit ! Je n’ose rien toucher tant tout me semble parfait, bien au delà de ce que mon grain de sel pourrait y apporter. J’aime néanmoins le land art, les démarches contemporaines douces, et plusieurs de ces artistes