JOURNAL de glanes et d’art

Actus et explorations

GALERIE DES GLANES Claire Aggour GALERIE DES GLANES Claire Aggour

Étoiles de terre

Quand l’été vient à sa fin, que les fleurs perdent leurs pétales et disséminent leurs graines, on peut  alors rencontrer dans les champs et lisières de forêts, leurs squelettes de papiers. Le corps de fleurs raidies par les derniers soleils. Elles se repèrent au loin grâce à leurs tons fanés de bois ou de pierre au milieu des herbes encore vertes, la forme élancée et gracile de leurs tiges, dentelles figées  couronnées d’étoiles de terre

Pour cueillir ces étoiles de terre, il faut chausser son regard d’enfant. Prendre le temps de s’émerveiller. S’arrêter. Contempler. Regarder vraiment, d’un peu plus près…

Quand l’été vient à sa fin, que les fleurs perdent leurs pétales et disséminent leurs graines, on peut  alors rencontrer dans les champs et lisières de forêts, leurs squelettes de papiers. Le corps de fleurs raidies par les derniers soleils. Elles se repèrent au loin grâce à leurs tons fanés de bois ou de pierre au milieu des herbes encore vertes, la forme élancée et gracile de leurs tiges, dentelles figées  couronnées d’étoiles de terre

Pour cueillir ces étoiles de terre, il faut chausser son regard d’enfant. Prendre le temps de s’émerveiller. S’arrêter. Contempler. Regarder vraiment, d’un peu plus près…


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glanes et paysage

Si je glane c’est pour rapporter des trésors à l’atelier, je n’interviens pas sur le Paysage. La forêt est pleine, la forêt est accomplie. Pourquoi tenter d’y changer quelque chose me dis-je ? Pourquoi vouloir à tout prix y déposer une trace ? A t’on besoin de marquer nous aussi notre passage, comme l’animal son territoire ?  Seraient-on nous aussi, un peu sauvages ?

Si je glane c’est pour rapporter des trésors à l’atelier, je n’interviens pas sur le Paysage. La forêt est pleine, la forêt est accomplie. Pourquoi tenter d’y changer quelque chose me dis-je ? Pourquoi vouloir à tout prix y déposer une trace ? A t’on besoin de marquer nous aussi notre passage, comme l’animal son territoire ? 

Seraient-on nous aussi, un peu sauvages ?

Et si le land art était un dialogue, une danse avec le vivant et le territoire ?

Une manière de s’en rapprocher, de l’interroger dans la contemplation, puis d’y apporter sa propre lecture dans le passage à la création.


Mon approche est davantage celle d’une cueilleuse, ou glaneuse de paysage. Y passer du temps, m’en imprégner, et en rapporter quelque chose pour l’assembler, ou le transformer plus tard à l’atelier
Souvent, je contemple. Et cela me suffit ! Je n’ose rien toucher tant tout me semble parfait, bien au delà de ce que mon grain de sel pourrait y apporter. J’aime néanmoins le land art, les démarches contemporaines douces,  et plusieurs de ces artistes




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