En 2021, j’ai commencé à photographier régulièrement mes trésors de glanes pour illustrer le compte Instagram de l’atelier .cabane. De là, une pratique d’écriture s’est installée, pour raconter, ces petites choses de nature dont je m’émerveille.
Les glanes sont alors entrées dans mon processus artistique sous forme d’un journal de nature illustré, un carnet de glanes
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Étoiles de terre
Quand l’été vient à sa fin, que les fleurs perdent leurs pétales et disséminent leurs graines, on peut alors rencontrer dans les champs et lisières de forêts, leurs squelettes de papiers. Le corps de fleurs raidies par les derniers soleils. Elles se repèrent au loin grâce à leurs tons fanés de bois ou de pierre au milieu des herbes encore vertes, la forme élancée et gracile de leurs tiges, dentelles figées couronnées d’étoiles de terre
Pour cueillir ces étoiles de terre, il faut chausser son regard d’enfant. Prendre le temps de s’émerveiller. S’arrêter. Contempler. Regarder vraiment, d’un peu plus près…
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glanes et paysage
Si je glane c’est pour rapporter des trésors à l’atelier, je n’interviens pas sur le Paysage. La forêt est pleine, la forêt est accomplie. Pourquoi tenter d’y changer quelque chose me dis-je ? Pourquoi vouloir à tout prix y déposer une trace ? A t’on besoin de marquer nous aussi notre passage, comme l’animal son territoire ? Seraient-on nous aussi, un peu sauvages ?